Loup Vs pastoralisme: le point sur la recherche

Le pastoralisme est-il compatible avec le loup ?

Vidéos choc d’animaux à moitié dévorés, d’éleveurs-chasseurs armés prêts à en découdre, le loup est à Namur et retrouve petit à petit son territoire français… et fait parler de lui. Avec l’évolution du rapport à l’alimentation, à l’agriculture et avec l’avènement d’un dérèglement climatique qui pose de moins en mois question, la population est de plus en plus sensibilisée aux questions sur la nature et son organisation par l’homme. À ce titre, le débat sur le loup est révélateur de certains dilemmes qui peuvent toucher les populations les plus engagées : pour faire simple, les gens veulent le pastoralisme, et ils veulent le loup, mais est-ce bien possible ?

Pour de nombreux éleveurs situés hors des zones où l’on trouve le loup, la question ne fait pas débat : les deux ne sont pas compatibles. Michel, éleveur de brebis en Dordogne le clame haut et fort : si le loup arrive, il arrêtera ! Pourtant, face à la dégradation des paysages de plus en plus fermés et la volonté des consommateurs de valoriser les élevages extensifs, le pastoralisme semble être une solution d’avenir. Le défi du futur est donc simple : il va falloir développer le pastoralisme alors que le territoire du loup est en augmentation en France. Voici quelques points d’information pour rationaliser un débat qui fait souvent polémique. En effet, le pastoralisme a toujours été en contact avec le loup et c’est donc possible. Il semble que la question soit plus nuancée et que le facteur économique soit déterminant.

Le loup, une question de sous ?

Les mesures de protection, nouvelles ou anciennes ont un coût élevé. Or, le seuil de rentabilité à partir duquel la présence d’un berger formé est rentable est de 800 ovins (source : France nature environnement). Dans un secteur où les difficultés sont constantes et risquent d’empirer avec la signature du Ceta, un salaire ou deux de plus fait une énorme différence… différence qui peut s’avérer fatale à l’exploitation, mais surtout décourager les éventuels repreneurs du flambeau pastoraliste.

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Loup VS pastoralisme : quelques chiffres :

Selon les sources (Cerpam – MAP) entre 700 000 et 900 000 ovins pâturent en zones à loups au plus fort de la saison pastorale. Le mouton est donc une composante non négligeable de la disponibilité alimentaire du loup. En période estivale et localement, la part des ongulés domestiques peut monter jusqu’à 40-50% de son régime alimentaire. (moyenne par meute à 16 % environ du régime alimentaire – source ONCFS). Oui,  le loup se nourrit des troupeaux et non pas seulement d’ongulés sauvages. Mais oui aussi, cela n’a pas entamé sérieusement les secteurs ovins et caprins là où le loup est le plus présent. Les Basses Alpes notamment, est un secteur où l’élevage se porte bien.

Plus que l’effectif total de loups, il semble que ce soit l’extension de l’aire de répartition qui soit responsable de la croissance nationale des dommages. La probabilité de rencontre entre le prédateur et de nouveaux troupeaux augmente. Mais bien que continue, cette augmentation des dommages n’est pas régulière dans le temps et dans l’espace.

 

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Les dégâts connexes du loup

Toutes les unités pastorales (UP) exposées au risque de prédation (car situées au sein de l’aire de présence détectée du loup) ne sont pas attaquées d’une part, et parmi celles attaquées, certaines le sont bien plus souvent que d’autres, certaines années ou bien de façon continue.

Si la fréquence des attaques est très variable (en moyenne, 85% des UP touchées ne subissent « qu’une » attaque par an) ces attaques sont souvent très destructrices. Certains élevages en concentrent un nombre bien plus important, soit plus de 10 attaques parfois par an : on parle alors de « foyers d’attaques » pour les exploitations les plus touchées. Ponctuellement, la gravité des attaques peut être accentuée par un effet de « surplus killing » (le prédateur tue plus d’animaux que nécessaire) ou lors d’un dérochement lié à l’affolement du troupeau (jusqu’à 300 ovins précipités d’une barre rocheuse en Mercantour).

À ces pertes constatées et facilement chiffrables, s’ajoutent la part des animaux disparus (probable à chaque attaque), le stress occasionné au restant du troupeau, la baisse de la prise de poids, la baisse de la lactation, de la fertilité ou prolificité qui peut en découler.

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Ainsi, il est évident que le loup fait des dégâts beaucoup plus importants que l’unique chiffre de la mortalité ne révèle pas toujours. Ainsi, un agriculteur de haute Provence a vu une de ses bêtes dévorée (et indemnisée) alors que deux autres, bléssées, ont dues être euthanasiées. Plus, l’agriculteur a dénombré vingt avortements et une trentaine de naissances avancées de trois semaines.

Enfin, la pression de prédation est imprévisible et donc constante ajoutant un stress pour l’éleveur qui se chiffre difficilement. Les indemnisations, si elles ont le mérite d’exister peuvent difficilement remplacer une sélection naturelle faite sur le troupeau par l’éleveur sur plusieurs génération. Un phénotype adapté au terroir ou à la vente mettra du temps à être recréé par l’éleveur. Le plus difficile pour les éleveurs et bergers est donc finalement de travailler avec le risque permanent d’attaque sur leur troupeau, et la tension psychologique qui en découle. La nécessaire mise en place de stratégies et techniques de protection du cheptel, voire la réorganisation du système d’exploitation sont lourdes de contraintes et conséquences. L’impact du loup sur l’élevage se mesure donc aussi au niveau économique, social et psychologique.

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Une évolution face au besoin de développer le pastoralisme ?

Si le loup est une espèce protégée, le dernier plan Loup semble amorcer un léger virage : Ainsi le quatrième plan , « sur le loup et les activités d’élevage », mis en place de 2018 à 2023, se base sur cette évaluation : « Le plan loup a pour objectif d’élaborer une nouvelle méthode de gestion de l’espèce, fondée sur une meilleure connaissance de l’espèce et de ses modes de vies, pour mieux la protéger et permettre également la protection des troupeaux et des éleveurs » (DREAL AuRA 2018) Cette version, comme les précédentes, tente de concilier les objectifs de protection de l’espèce et les attentes des différents acteurs du territoire.

En effet, si le loup est plébiscité par l’opinion publique, le pastoralisme a lui aussi le vent en poupe et devient même de plus en plus une nécessité. L’exode rurale et les difficultés économiques ont détruit le tissu agricole français et les petites exploitations particulières ont diminuées, tout comme la présence de l’homme dans certaines zones. Conséquences : la nature a repris ses droits dans de nombreuses campagnes. Là où les paysages sont fermés, on ne passe plus, que ce soit pour y randonner, pour y travailler ou même pour y chasser. Le feu, en revanche, se régale de ces zones fermées où les herbes et les ronces propagent l’incendie. Et avec le réchauffement climatique, la fermeture des paysages va vite devenir un enjeu fort. Hors, face à ces questions, le pastoralisme est une réponse toute trouvée. Un troupeau a une force d’attaque formidable et permet de garder un paysage entretenu praticable et un coupe-feu efficace.

Il va donc falloir développer le pastoralisme et le faire en présence du loup qui étend son territoire.

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Loup : des indemnisations importantes, mais toujours insuffisantes

Différents soutiens techniques et économiques sont proposés aux élevages confrontés aux risques de prédation. Sont-ils efficaces ? Suffiront-ils à empêcher certains éleveurs touchés de « tout arrêter « ?

L’État français indemnise systématiquement les dégâts des grands prédateurs depuis 1994. Chaque « suspicion d’attaque » signalée par un éleveur ou berger fait l’objet d’un constat établi par un agent formé à cet effet. Les caractéristiques de l’attaque et l’état de la victime sont relevés. Une grille d’analyse permet ensuite de renseigner la cause de mortalité et la responsabilité du loup. De fait, sont indemnisées toutes les victimes de prédations pour lesquelles la responsabilité du loup n’est pas exclue.

Les indemnisations « loup » couvrent les pertes directes selon un barème établi (victimes tuées ou blessées) : elles prennent en charge la valeur de remplacement des animaux. Sont également compensés les pertes indirectes : animaux disparus et pertes de production liées au stress du troupeau. Pourtant, pour de nombreux éleveurs, ce n’est pas suffisant. Déjà parce qu’il n’est pas toujours facile de prouver que le loup est en cause (pas vu, pas pris) mais aussi parce que la construction d’un cheptel est un exercice très long sur la durée et qu’un remplacement pur et simple des individus sélectionnés est tout bonnement impossible. Enfin, le loup peut causer des stress par sa présence sans s’attaquer au troupeau.

L’indemnisation stress existe mais elle est très faible : 0,70 euros par brebis, plafonnée à 300 têtes.De plus , dans le cas où l’éleveur perd l’une de ses meilleures brebis – imaginons qu’elle lui donne deux beaux agneaux par an, il lui sera très difficile, voire impossible, de retrouver une aussi bonne brebis avec l’indemnité. La nouvelle brebis pourrait ne lui donner qu’un seul agneau très faible chaque année. De plus, il arrive que de nouvelles têtes ne s’intègrent pas du tout au troupeau, de sorte que l’éleveur se retrouve avec des brebis isolées.

 

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Mesures d’accompagnements du pastoralisme face au risque de prédation

 

Face aux attaques répétées, la défense s’est rapidement organisée. L’aide au gardiennage, l’achat et l’entretien des chiens de protection, les filets et clôtures sont financés à hauteur de 80 % de l’investissement, 100% pour les analyses de vulnérabilité. Mais là encore, il faut relativiser les aides. Le dressage d’un chien Patou par exemple est un véritable métier dans le métier, qui demande un investissement et un choix de vie que certains ne veulent ou ne peuvent pas forcément faire.

Les éleveurs, d’ailleurs initialement très réticents à l’adoption de mesures de protection, se sont pourtant engagés dans ces démarches à un rythme croissant chaque année.  En 2018, 2 624 dossiers de financement ont été constitués sur 23 départements pour 24.66 M€ engagés (Source DREAL AuRA), soit 5 fois plus que le coût d’indemnisation des brebis .

Le tir, qu’il soit d’effarouchement ou létal fait désormais partie de la panoplie d’outils dont dispose l’éleveur ou le berger pour protéger au quotidien son troupeau. Une décision politique qui s’explique surtout par la volonté de diminuer les coûts des autres moyens de protection.

Enfin, les tirs de loup sont autorisés par arrêté préfectoral. Avec Emmanuel Macron, un nouveau tournant a été pris en ce sens avec une autorisation de prélèvement exceptionnel de 100 loups, près du double de l’année dernière.

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Plus de loups ou un plus grand territoire ?

La population sera de plus en plus régulée, c’est en tout cas le chemin pris par l’actuelle présidence. L’objectif : moins de loup. Pourtant, cela ne va pas forcément diminuer son territoire. Alors que certains indices semblent indiquer sa présence dans le limousin, la Dordogne ou encore la haute vienne, il serait également bientôt aux portes de paris. Sa zone de présence augmente et il semble qu’il ait de moins en moins peur de l’homme, surtout dans les zones ou aucune protection n’est réalisée. Au final, une augmentation de territoire sans augmentation du loup signifierait une augmentation importante des coûts de protection sans pour autant que cela profite aux loups et aux éleveurs. Face à ce défi, certains prônent de nouveau l’éradication du loup à l’état sauvage. Cette solution facile est gratuite ne sera pourtant jamais une solution : l’opinion publique veut le loup ! D’après les derniers sondages Ifop, 76% des Français considèrent le loup comme ayant toute sa place dans la nature en France, et que 80% d’entre eux sont farouchement opposés à son éradication. 6% seulement des personnes interrogées se montrent fermement opposées à sa présence, notamment chez les plus de 65 ans.

Une solution pourrait-elle être de créer une taxe loup ? L’idée serait de générer les revenus nécessaires à la cohabitation du loup et du pastoralisme qui est de fait très complexe et coûteuse tout en impactant concrètement les particuliers financièrement, comme le sont aujourd’hui les agriculteurs concernés.  Peut-on également imaginer de laisser les loups se développer dans les territoires où l’élevage, notamment ovin est moins important et de le contrôler plus durement dans les territoires très dynamiques dans ces secteurs ?

Quoiqu’il en soit, un choix politique devra être fait entre le choix d’un faible nombre de loups sur un grand territoire ou le choix d’une population plus ciblée et plus nombreuse dans des zones très encadrées. Le second choix portera sur le développement du pastoralisme dans les régions où la présence du loup est avérée. Nul doute que le loup fera parler de lui dans les années à venir…

 

 

Agribashing : mythe ou réalité ?

« Ici, on cultive votre futur cancer. «  écrit sur un panneau à l’entrée d’un champ : vous trouvez ça normal ? Si oui, c’est que vous avez êtes probablement atteint d’une maladie devenue courante aujourd’hui : l’agribashing. Si le mot est sur toutes les bouches, c’est bien parce que le phénomène a pris ces dernières années une ampleur controversée, mais très relayée par les médias.  En effet, si les agriculteurs sont bel et bien touchés par le phénomène, ce dernier ne serait-il pas également amplifié par les réseaux sociaux et les questions politiques ? Et si au final, l’agribashing ne serait pas le signe d’un besoin exacerbé de nos sociétés d’avoir accès à l’information, notamment en agriculture ?

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Un panneau d’une rare violence, heureusement plus rare qu’on pourrait le penser…

Agribashing : utilisateurs de phyto autant ciblés que les producteurs ?

 

Oui, les phytosanitaires polluent et sont cancérigènes, en premier lieu pour les agriculteurs eux-mêmes. Des plans pour réduire les phytosanitaires (plan Ecophyto) sont d’ailleurs mis en oeuvre pour diminuer leur utilisation avec un succès très relatif : les ventes de produits phytosanitaires augmentent chaque année. S’il ne s’agit pas ici de remettre en question la potentielle dangerosité de certaines exploitations intensives, il convient de se poser un certain nombre de questions :

Pourquoi dans le secteur agricole, les utilisateurs de produits potentiellement dangereux sont autant, voir plus montrés du doigt que ceux qui les fabriquent ? Pourquoi la révolte contre les produits cancérigènes est-elle plus forte dans le secteur agricole que dans les autres secteurs ? En effet, les sociétés de nettoyage par exemple utilisent des produits chimiques et cancérigènes, mais on trouverait peu approprié d’aller accuser d’empoisonnement une simple femme de chambre. Dans le secteur de l’aéronautique, est-il vraisemblable de s’en prendre au personnel des aéroports ? Autre exemple, est-il juste de s’attaquer aux imprimeurs pour faire cesser la déforestation ? En agriculture , l’agriculteur est tenu comme responsable de l’utilisation mais aussi de l’existence même des produits phytosanitaires qu’il utilise. Un peu comme si le fait d’utiliser des phytos faisait de l’agriculteur un lobbyiste confirmé des produits qu’il utilise. Scoop : la grande majorité des agriculteurs est conscient des dangers de ces produits, à fortiori puisqu’il est le premier à être en contact avec eux, et souvent accompagné de sa famille qui vit en général près des exploitations. S’il les utilise, c’est donc parfois par choix assumé, mais aussi souvent par obligation pour protéger sa subsistance et son emploi. Un militant me dit un jour avec un air avisé : « savez-vous qu’il y a même écrit sur les boites de phytos que c’est bon pour les plantes ? » Signe de l’ignorance du grand public sur ces produits qui, oui, sont bien des médicaments pour les plantes (avec des effets secondaires préjudiciables s’ils sont mal utilisés). Si la révolte contre l’utilisation massive de phytos est juste, c’est donc la cible qu’elle choisit en général qui pose question.

 

Un agriculteur : des agriculteurs

Tous les oeufs dans le même panier ! Si l’agribashing semble battre son plein, c’est peut-être aussi  par méconnaissance du métier d’agriculteur qui a une spécificité : sa variabilité. En fonction du climat, du terroir et avec la nécessité des rotations, chaque année est différence, et chaque exploitation également. En passant à côté d’une parcelle, le néophyte ne pourra pas forcément connaître l’itinéraire technique de l’exploitant. En réalité, il y a des chances qu’il n’y ait pas une goutte de phyto ! En effet, fin 2019, 9,5% de la surface agricole utile des exploitations sont conduits selon le mode de production biologique, soit une parcelle sur dix. Il ne s’agit pas de nier l’utilisation massive sur certaines exploitations, mais de rappeler une évidence : la quantité utilisée est variable et de nombreux agriculteurs conventionnels utilisent très peu de phytos. Enfin, il est à noter que tout produit phytosanitaire acheté doit être utilisé. Cette mesure dont le but est de limiter les réserves et les stocks sauvages qui peuvent être désastreux a comme effet pervers de pousser l’agriculteur à finir son stock alors qu’il n’en a finalement pas eu besoin. Malheureusement, le don de divination n’est pas toujours suffisamment développé chez l’agriculteur qui fait sa commande.

Bien sûr, les actions choc comme ces panneaux posés en bout de champ ont pour objectif de sensibiliser, et il faut le faire. Néanmoins, le faire de cette façon brutale fait-il avancer le débat ? Peut-être, mais cette communication a un effet pervers : faire croire au public que l’agriculteur en général est un pollueur, voire un empoisonneur, un comble pour un métier qui consiste à accompagner dans leur développement des organismes naturels et à nourrir les populations.

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L’agribashing existe-t-il ?

Certains s’interrogent sur la réalité de l’agribashing qui serait juste un phénomène médiatique. En effet, les médias qui aiment attiser les conflits et font leur choux gras des polémiques se sont largement emparés du sujet et ont donné à des actes d’agression envers des agriculteurs une importance supplémentaire, donnant parfois l’impression que le phénomène est global. Quelques chiffres nuancent en effet le phénomène à commencer par celui-ci :

82% des Français aiment leurs agriculteurs

Mais en revanche, lorsque l’on regarde ces mêmes sondages, 52% les jugent «pollueurs», 64% estiment que la profession n’est pas suffisamment attentive à l’environnement et 51% pensent qu’ils n’accordent pas assez d’attention à la sécurité sanitaire. Il semble alors que pour la population, il y a un décalage entre une image très positive « idéalisée » de l’agriculture, mais qui date d’un autre siècle (l’agriculteur dans la nature avec les petits oiseaux) et la réalité moderne. Un agriculteur-entrepreneur en costume avec un smartphone est alors hautement suspect. Un peu comme si l’agriculture n’avait pas le droit d’évoluer et devait rester dans un passé idéalisé. Oui l’agribashing existe donc, mais il concerne les agriculteurs d’aujourd’hui, et non pas l’agriculture en soi, qui reste très largement méconnue et positivement idéalisée. Chez Miamedia, il nous a semblé au cours de nos rencontres avec des gens très éloignés du secteur que l’agribashing est une réalité et on ne compte plus le nombre de petites phrases assassines dirigés sans distinction contre l’ensemble de la profession. Ceux qui connaissent un tant soit peu l’agriculture sont rarement concernés !

L’agribashing : le terme est-il mal choisi ?

Voici d’abord la définition commune du « bashing ». Le terme définit un « dénigrement systématique et répété » qui concerne un individu, une entreprise, un groupe social, un secteur d’activité ou une collectivité, et, par extension, une « forme violente de défoulement », selon Wikipédia. Il évoque également une sorte de jeu, ou une forme de lynchage médiatique, relayé dans les réseaux sociaux. Peut-être que l’agribashing est alors, comme tout phénomène lié aux réseaux sociaux largement exagéré. Les agribasheurs, pour résumer seraient peu nombreux, mais très virulents. Vaut-il mieux alors être critiqué par beaucoup ou haï par peu ? Vaste question. Ce qui est certain, c’est que la violence de certaines agressions, même rares, touche émotionnellement une bonne partie de la profession, qui souffre malgré tout d’un déficit d’image.

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Sortir de l’agribashing :

Depuis l’apparition récente du terme « Agribashing » (2 ans !), des voies se font entendre pour remettre en question l’utilisation du terme. En parlant d’agribashing, on ferait la publicité de l’agribashing, bref, on devient un peu un basheur. Le média-bashing peut alors prendre le relais. Dans cette hypothèse connue, toute communication sur un sujet le valorise et le transmet, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’y a aucune campagne contre le suicide : elles se soldent toutes par une augmentation des suicides ! Ainsi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, qui lors de la conférence de presse d’ouverture du Salon demandera de bannir le mot agribashing.  Il s’agit pour elle de ne pas s’enfermer dans une posture négative, voire de victime, qui n’incite guère à l’action, pour adopter des formes de communication proactive ou positive.
Pour Jacques Jaouen, encore président de la Chambre régionale de Bretagne « Nous observons en effet un paradoxe : la production agricole est reconnue comme la plus qualitative et sûre du monde, mais les Français en doutent ou l’ignorent.

L’agribashing serait donc un mélange entre un phénomène réel souvent très violent mais relativement rare et qui concerne des cercles finalement très éloignés de l’agriculture et un phénomène purement médiatique amplifié par la présence récente des agriculteurs et du microcosme « online » sur les réseaux sociaux. Quoi qu’il en soit, ces attaques injustifiées doivent être considérées, par la loi quand c’est nécessaire (intrusion, diffamation) mais ne doivent pas être généralisées à l’ensemble de la population. Par ailleurs, les méthodes de sorties relèveraient plus d’un besoin d’information dans une société où l’on veut tout connaître de ce que l’on mange (provenance, itinéraires techniques, etc..). Traitons donc l’agribashing comme il se doit, en informant sur les bonnes pratiques, c’est à dire les alternatives aux produits phytosanitaires et en répondant au besoin de transparence des consommateurs.

L’agribashing serait alors un terme à proscrire et pourquoi pas à remplacer par un autre qui témoignerait mieux de la situation : l’Agri-gnorance ?

 

Merci à Rémi Mer pour son éclairage sur le sujet.

 

La réorganisation productive en agriculture, qu’est-ce que c’est ?

 

 

Innover en agriculture ? Pas juste une question de technique !

Depuis le milieu du siècle dernier, l’agriculture française a connu de profondes évolutions qui en quelques décennies, ont fortement modifié les modèles économiques et les paysages ruraux. Aujourd’hui, l’agriculture française doit faire face à une nouvelle mutation : les besoins des consommateurs et consommatrices évoluent ainsi que les attentes des citoyens et des citoyennes face au défi majeur du changement climatique  à la santé des écosystèmes, la disponibilité de l’eau, la qualité des sols, etc… Plus encore, la mondialisation continue de rendre les marchés volages et il faut faire face à des fluctuations permanentes des prix.

Confrontée à cette situation sans précédent, l’innovation technique seule suffira-t-elle ? L’agriculture dispose heureusement de nombreux autres atouts dans ses territoires  pour innover.

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Selon Marc Giget, docteur en économie du développement, un récent sondage (Etude OpinionWay, 2016) montre qu’en général, les citoyens réclament des innovations « qui améliorent vraiment la vie » avec comme principales attentes :

  • –  me simplifier la vie (49%),
  • –  préserver l’environnement (42%),
  • –  être accessible au plus grand nombre (41%).

L’innovation en agriculture revêt diverses formes

Les récentes innovations agricoles prouvent qu’une amélioration de la qualité du travail et des produits se fait parfois par d’autres leviers que l’augmentation de la production. L’innovation n’est pas seulement technologique, elle revet diverses formes : elle peut être sociale (management, regroupements, solidarités…), organisationnelle (autonomie fourragère, diversification, valorisation du travail…) ou encore numérique (réseaux d’agriculteurs, application des recherches, techniques…).

Face aux défis, l’innovation est souvent la seule solution. En agriculture, les agriculteurs qui souhaitent augmenter leur capacité de résilience face aux difficultés du siècle à venir se réunissent et innovent souvent de concert pour améliorer leur efficience organisationnelle.

S’agissant tout d’abord du volet économique, dans un contexte marqué par la dérégulation de certains marchés devenus mondiaux, l’objectif principal est d’assurer la viabilité et la pérennité des exploitations et de garantir un niveau de rémunération satisfaisant aux agriculteurs et agricultrices et aux salariés et salariées.

Pour innover, le monde agricole s’ouvre également davantage aux autres secteurs d’activité. Marketing, communication, export, labelisations, règlementations, tous les domaines sont bons pour permettre aux agriculteurs de mieux vivre de leur activité. La très bonne santé du site « miimosa », plateforme de financement collaboratif en agriculture peut en attester, l’innovation agricole se porte bien et elle est souvent le fruit de projets collectifs.

Face à l’urgence environnementale mondiale, l’innovation en agriculture peut devenir un véritable atout en matière de compétitivité. Mais la concurrence internationale entre des produits agricoles européens soumis à des normes sanitaires et environnementales nécessaires décidées collectivement, et d’autres qui n’ont pas ces normes, conduit à une course permanente à la recherche de prix toujours plus bas et peut ainsi impacter la capacité des agriculteurs et des agricultrices européens à innover. Il faut donc parfois se tourner vers de nouvelles formes d’innovations, dont les circuits économiques, sociaux et intellectuels sont en permanence à réinventer.

« Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous ».  Aristote

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Le projet REPRO-INNOV vise à étudier et à caractériser ces nouvelles formes d’organisation productive au sein des filières agro-alimentaires, à partir d’approches pluridisciplinaires en sciences sociales visant l’analyse des processus d’innovation. L’objectif est de mieux comprendre comment des innovations peuvent ou non favoriser la transition vers des systèmes agro-alimentaires plus durables. Ce projet s’organise en 3 volets de recherche qui visent à croiser des regards complémentaires sur l’innovation régionale dans l’agro-alimentaire : un premier volet porte sur les dynamiques nationales et régionales d’innovations, un second propose des travaux sur les coopératives agricoles et enfin un troisième volet, sur l’articulation entre réseaux d’entreprises et territoires pour des projets innovants.

Plus d’informations : http://psdr.fr/archives/INS413PDFN1.pdf)  

Un des objectifs est donc de mieux comprendre l’influence des dimensions spatiale et de mises en réseau d’acteurs sur les processus d’innovation et sur leurs performances à l’aide d’une méthodologie d’analyse qualitative par entretiens pour comprendre comment les innovations sont mises en place par des acteurs de la filière dans les territoires

« L’innovation n’est pas seulement technologique, elle revet diverses formes »

Les objectifs du projet : étudier et caractériser les nouvelles formes d’organisation productive au sein des filières agroalimentaires

L’innovation est abordée au sens large à la fois dans ses dimensions techniques, organisationnelles et institutionnelles.

Les entreprises mobilisent leurs ressources internes pour innover, mais l’innovation dépend aussi de leur capacité à mobiliser leur environnement externe, qui renvoie à des dimensions sectorielles et de marché, mais aussi à l’environnement géographique et institutionnel. L’innovation s’inscrit donc dans un cadre ouvert, où l’accent est mis sur l’analyse des interactions entre acteurs (co-évolution), tant dans la dimension de coordination entre les acteurs d’une filière que dans celle de la co-existence de différentes formes d’organisation à l’échelle des territoires.

REPRO-INNOV : Réorganisations productives et innovations dans les filières agroalimentaires

Acteurs - filières agroalimentaires - territoire
Cette vidéo a été réalisée par :
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Et si on montait une caisse de solidarité agricole ?

Les caisses de solidarité agricole, un outil du passé pour un avenir plus sûr

Créer ou adhérer à une caisse de solidarité, comment ça marche ?

Les agriculteurs d’aujourd’hui doivent faire face à de nombreux défis : enjeux environnementaux et sociétaux, aléas climatiques, crises sanitaires… mais aussi les imprévus « habituels » : vie privée, santé…

Comment affronter une situation inattendue quand on a déjà à gérer autant de paramètres ?

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Adhérer à une caisse de solidarité peut permettre de faire face à des imprévus qu’ils soient personnels ou professionnels : problème de santé, remplacement sur l’exploitation, faibles récoltes, réparation de matériels, structuration de l’entraide, etc.

Qu’est-ce qu’une caisse de solidarité ?

Une caisse de solidarité est une association de loi 1901. Elle est basée sur une cotisation libre et mensuelle de ses adhérents sur une durée déterminée.

Le concept de caisse de solidarité est ancien et a existé en France, surtout au 19ème siècle. Certaines caisses ont d’ailleurs traversé les temps, les guerres et les différentes époques « politiques », avec des lois plus ou moins permissives.

Les anciennes caisses des Mines (Caisse de l’Union des Industries minières et métallurgiques) en sont un exemple, de même que la caisse du Crédit Agricole ici en France.

Elle prend forme dès lors qu’un groupe de personnes décident de se rassembler pour anticiper ensemble d’éventuels imprévus qu’ils soient heureux ou malheureux (investissement ou projet coûteux, mariage d’un enfant, difficultés sociales ou économiques). Elle dispose d’un cadre réglementaire et permet à ses adhérents de s’appuyer sur la force d’un groupe, que ce soit pour échanger, partager ou dégager des fonds en cas de coups durs.

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Un pour tous, tous pour un !

L’union fait la force… Dans « caisse de solidarité »….il y a…solidarité. Comme son nom l’indique, créer ou adhérer à une caisse de solidarité implique de placer l’humain au premier plan. Il s’agit de ne pas rester isolé en cas de situation inattendue et de s’appuyer sur le collectif pour la surmonter.

Pourquoi adhérer ou créer une caisse de solidarité ?

> Un outil financier complémentaire

En cas de besoin, les fonds constitués permettent aux adhérents :

  • D’emprunter à taux 0
  • D’obtenir des fonds rapidement et sans formalités administratives
  • De bénéficier d’un montant maximum défini par les adhérents et le règlement intérieur

> Un accompagnement social

Une caisse de solidarité est un lieu qui permet de libérer la parole, cette étape est essentielle pour accepter d’être accompagné lorsque l’on est dans une situation difficile.

Au-delà de l’échange et du soutien que l’on peut y trouver, une caisse de solidarité peut aussi impulser une dynamique de territoire en travaillant sur des projets avec d’autres partenaires locaux.

Vidéo réalisée par Miamedia pour la chambre d’agriculture de Dordogne et la caisse de solidarité de Duras.

Pour en savoir plus sur les caisses de solidarité de Dordogne, cliquez ici : le site de la chambre d’agriculture de Dordogne

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Qu’est-ce qu’un EPLEFPA plus communément appelé Lycée agricole ?

Qu’est-ce qu’un EPLEFPA ou plus communément un Lycée agricole ? from Miamedia TV on Vimeo.

En France, il existe plus de deux cent établissements d’enseignement agricole public. Communément appelés « Lycées agricoles », ces lieux de formation sont également des lieux d’expérimentation scientifique à part entière. Ils offrent la possibilité de co-construire des projets de recherche et de développement et de les diffuser auprès des futurs professionnels de l’agriculture.

Agroforesterie : l’arbre source de fertilité

Agroforesterie : l’arbre source de fertilité from Miamedia TV on Vimeo.

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle agricole. Ces pratiques permettent une meilleure fertilité des sols, notamment par sa capacité à stocker en continu le carbone nécessaire aux cultures et à favoriser la présence de micro-organismes, véritables artisans de la fertilité des sols.

Valoriser la recherche en agriculture biologique

Valoriser la recherche en agriculture biologique from Miamedia TV on Vimeo.

Une information que personne ne reçoit. C’est une perte d’énergie, de temps, et d’argent. Alors comment éviter que les résultats de recherche ne finissent dans les cartons ?

La place de la pluridisciplinarité dans Ecophyto

Ecophyto 9 – vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Les EPL impliqués dan le plan Ecophyto (Action 16) ont fait évoluer leurs pratiques pédagogiques vers une plus grande pluridisciplinarité.

L’agro-écologie à la Bergerie nationale

Engagée depuis plusieurs années dans une démarche de développement durable, l’exploitation agricole de la Bergerie nationale respecte aujourd’hui les principes de l’agroécologie dont les orientations reposent sur l’autonomie de son système d’exploitation basée sur la complémentarité entre les cultures et les élevages. Ce film vous fait découvrir les implications agro-écologiques sur les pratiques culturales et les conduites d’élevages de la ferme de la Bergerie. et les élevages.

L’écologie chimique, Kesako ?

 

L’écologie et la chimie ne font a priori pas bon ménage. Une science ose pourtant associer les deux termes : l’écologie chimique. Elle s’intéresse aux messages chimiques qui régissent les relations entre les individus d’une ou de plusieurs espèces, animales ou végétales. L’application la plus connue en grandes cultures concerne l’utilisation de phéromones sexuelles des femelles de Lépidoptères pour piéger des insectes mâles (notamment sur pyrale du maïs).

Des repères olfactifs produits par les cultures

Le pouvoir des odeurs vaut aussi entre une plante et un insecte. Ce dernier ne colonise pas une parcelle sans y avoir été attiré par une odeur, surtout s’il est monophage. C’est par exemple le cas de fleurs qui diffusent certains composés pour attirer les insectes pollinisateurs. Ce ne sont pas des phéromones, qui servent d’intermédiaires entre individus de la même espèce, mais des médiateurs inter-espèces. Ces odeurs ou « messages chimiques » servent généralement à la reconnaissance de plante-hôte. A terme, ces substances pourraient être reproduites et pulvérisées au champ pour du piégeage de masse ou amener de la confusion chez les ravageurs. Elles pourraient également servir en sélection : pourquoi ne pas s’intéresser préférentiellement aux plantes qui n’émettent pas, ou peu, ces substances et peuvent esquiver les attaques ?

C’est tout le sens des travaux conduits au laboratoire de l’INRA de Versailles : comprendre les comportements des insectes, identifier précisément les substances produites par les plantes et les proportions des mélanges efficaces pour les reproduire à l’échelle industrielle, et développer des diffuseurs dans lesquels les messages chimiques sont stables dans le temps.

 

L’objectif de l’écologie chimique est de manipuler le comportement des insectes pour les empêcher de se reproduire ou de reconnaître leur plante-hôte.

Comment décoder le message attractif ?

Le décodage d’un message olfactif attractif pour un insecte donné passe par trois étapes successives.

Il s’agit dans un premier temps de collecter les « odeurs » diffusées par les plantes. Une odeur est généralement un mélange de composés organiques volatils dont la concentration de chacun est déterminante. Pour cette collecte, des fibres de résine ayant une très grande affinité avec ce type de composés sont placées sur les fleurs, les feuilles, les tiges voire les racines des plantes. La difficulté réside dans le fait que les messages chimiques sont parfois produits dans de très faibles quantités, de l’ordre du nanogramme (10-9 g). Heureusement, les spectromètres de masse couplés à la chromatographie en phase gazeuse permettent aujourd’hui de décomposer les  constituants d’une odeur. Ils donnent en quelque sorte une « empreinte digitale » des messages chimiques émis par les plantes.

Dans une seconde phase, la perception par les insectes de chaque composé collecté est mesurée par électroantennographie (EAG). Cette technique consiste à mesurer la réponse des organes sensoriels que sont les antennes en y connectant des électrodes. Lorsqu’un signal nerveux provoque une dépolarisation, c’est que l’insecte perçoit le composé auquel il est soumis. Plus la dépolarisation est importante, meilleure est la perception. Les composés qui sont les mieux perçus deviennent des substances candidates testées sur le comportement des insectes lors de la dernière étape.

Il s’agit alors de déterminer si l’odeur perçue par l’insecte est attractive ou répulsive. Ce type d’expérimentations se déroule dans des « tunnels de vols » ou des tubes en Y : des individus mâles et femelles, placés à une extrémité, sont lâchés alors qu’une odeur simple ou composée est diffusée par ventilation à l’autre extrémité de l’appareil. Le comportement des insectes, qui restent immobiles ou se déplacent vers le diffuseur, renseigne sur l’attractivité du message chimique proposé.

ARVALIS – Institut du végétal et l’Inra ont initié des travaux sur la pyrale du maïs et la bruche de la féverole afin d’explorer les perspectives offertes par ces nouvelles méthodes de lutte.