Marché cherche semenciers Bio !

 

Vous souhaitez vous lancer dans la production de semences bio ?

Découvre dans cette vidéo réalisée par la FNAB (Fédération nationale des agriculteurs biologiques) les conseils pour y parvenir. Aides, subventions, il existe de nombreux leviers pour se lancer.

Le développement du maraîchage bio est de plus en plus marqué et la demande en semences potagères bio n’a jamais été aussi forte, mais les producteurs et multiplicateurs de semences bio sont encore trop peu nombreux pour y répondre.

Quels sont les défis ? les aides ? les investissements nécessaires ? les relations entre les acteurs ? les risques ?… Semenciers et producteurs multiplicateurs témoignent.

Qu’est-ce qu’une semence biologique ?

Il s’agit d’une semence dont le porte-graine ou la plante parentale (matériel de reproduction végétative) ont été produits conformément aux règles de l’agriculture biologique pendant au moins une génération ou, s’il s’agit de cultures pérennes, deux saisons de végétation (règlementeuropéen 834/2007).

Peu de références économiques sont disponibles en multiplication de semences potagères biologiques. Néanmoins, de grandes tendances peuvent être dessinées. Si les expériences réussies existent, il est important de souligner que la rentabilité économique est néanmoins incertaine pour les multiplicateurs de semences potagères biologiques.

En effet, les rendements bruts sont souvent inférieurs au conventionnel et le marché de la semence bio étant encore réduit et fragmenté, les agriculteurs et les entreprises semencières sont amenés à organiser la gestion de petits lots, ce qui limite les économies d’échelle.

graines-disponiblesdes-varietes-traditionnelles-multipliees-selectionneesaussi-varietes-modernes-choisies-criteres-rusticite-saveur_0_1398_926.jpg

Les coûts de production sont souvent supérieurs, notamment en raison d’un surcoût de main d’œuvre. De plus, par rapport à une culture de légumes, la culture de semences dure plus longtemps, ce qui accroît les risques au niveau de l’enherbement, des maladies et des ravageurs. Cela est particulièrement vrai pour les bisannuelles. Les étapes de séchage, battage et stockage doivent également être bien maîtrisées. Cependant, de nombreuses exploitations ont réussi à tirer leur épingle du jeu et y ont trouvé une vrai satisfaction économique et humaine. Pierre Durand, semences bio, témoigne :

« Cette production répond à un réel besoin : on manque de semences bio, en quantité et en diversité ! J’aime produire des semences qui sont bien adaptées au mode de production biologique. »

Il est important de bien connaître chaque variété multipliée. Chaque variété est différente, en termes d’itinéraire technique et en termes de productivité. Par exemple, enlaitues, on peut avoir des productivités en graines de 1 à 4 selon la variété.
Parmi les points techniques importants, il y a :

-Bien respecter les calendriers de production en lien avec la variété, en particulier bien respecter les dates de semis.Etre généreux dans la fertilisation.

-Bien maîtriser l’enherbement tout au long de la culture, pour que le tri soit possible après la récolte.

-Favoriser la présence des insectes pollinisateurs pour assurer une bonne fécondation.

-Arroser suffisamment la culture de la floraison jusqu’à la fin du remplissage de la graine.

-Assurer une bonne récolte, afin de perdre le moins de graines possible.

-Bien ventiler et sécher les graines. L’idéal est d’avoir un moyen de sécher les graines.

-Sur la ferme, j’ai des caissons à double fond : j’y dispose les graines et un courant d’air circule en dessous pour que les graines sèchent bien.

C’est incroyable qu’une si petite graine véhicule tant d’informations !

Pierre Dorant : « La production de semences bio est aussi un domaine où il n’y a pas de recettes toutes faites, où il faut innover, créer… C’est très intéressant !Les graines sont étonnantes ! C’est incroyable qu’une si petite graine véhicule tant d’informations ! Le mystère du vivant est bien présent et c’est une dimension qui me plaît beaucoup dans cette activité.
C’est aussi une production qui demande d’être très proche du vivant, de beaucoup observer :observer les plantes, observer les insectes… »

L’offre de semences biologiques s’améliore : il y a de plus en plus de fournisseurs et de variétés référencées et l’on observe une augmentation du nombre de dérogations. Pour plus d’informations sur : http://www.produire-bio.fr ___

Conception : Juliette Fouchère et Mathilde Boitias Coordination : Mathilde Boitias Une production de la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique) avec la contribution financière du compte d’affectation spéciale développement agricole et rural (Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation) Réalisation et montage : Frank Puaux (Tast Production © 2017)

Qu’est-ce qu’un EPLEFPA plus communément appelé Lycée agricole ?

Qu’est-ce qu’un EPLEFPA ou plus communément un Lycée agricole ? from Miamedia TV on Vimeo.

En France, il existe plus de deux cent établissements d’enseignement agricole public. Communément appelés « Lycées agricoles », ces lieux de formation sont également des lieux d’expérimentation scientifique à part entière. Ils offrent la possibilité de co-construire des projets de recherche et de développement et de les diffuser auprès des futurs professionnels de l’agriculture.

La betterave sans pesticides, c’est possible !

Lutter contre les néonicotinoïdes, tueur d’abeilles ou les pucerons verts, tueurs de betterave ?

Depuis la loi sur la biodiversité de 2016, les néonicotinoïdes, un insecticide qui a eu raison du puceron vert de la betterave, est interdit. Si des dérogations sont possibles jusqu’au 1er juillet 2020, leur utilisation sera interdite. De quoi mettre un coup dans l’aile de la production de sucre de betterave en France ?

Les néonicotinoïdes s’attaquent au système nerveux des pollinisateurs, décimant des colonies d’abeilles et autres insectes. Depuis 2000, des scientifiques affirment que même à faible dose, ces substances stérilisent les pollinisateurs ou altère leur mécanisme de reproduction (abeilles et bourdons désorientés, sperme des mâles altéré…).

Si les apiculteurs français constatent une hausse de la mortalité dans leurs ruches depuis l’arrivée des néonicotinoïdes, les betteraviers, eux, estiment que c’est la solution la plus propre. Surtout, pas sûr que la filière, qui a réussi à survivre depuis 1992 au virus de la jaunisse, puisse survivre sans l’utiliser.

 

Pourtant, certains agriculteurs préparent l’avenir et développent les alternatives au néonicotinoïdes. Certains d’entre eux forment le réseau DEPHY, un réseau d’agriculteurs qui expérimentent la vie sans pesticide sur leur exploitation et développent des solutions alternatives.

Les interactions entre la plante cultivée et le reste de son milieu étant multiples, les processus naturels créent des interactions bénéfiques qui favorisent nettement la productivité des cultures et la durabilité des systèmes de production agricole. Or, les pesticides néonicotinoïdes détruisent certains maillons importants de ces interactions,

Des agriculteurs volontaires ont donc cherché à s’appuyer sur ces processus pour influer sur le développement du puceron vert. Un nécessaire retour à une approche systémique

En effet, la gestion des ravageurs nécessite observation, connaissance du milieu et des interactions qui s’y développent, des auxiliaires et de réaliser des tests. Voici quelques pratiques qui en s’appuyant sur le vivant, réduisent la pression parasitaire.

Des solutions de luttes antiparasitaires variées

Les options de lutte antiparasitaire pour éviter l’utilisation des néonicotinoïdes sont variées et peuvent inclure la diversification et modification de la rotation des cultures, les dates de semis, le travail du sol et l’irrigation, l’utilisation de variétés moins sensibles, l’application des agents de lutte biologique dans les zones infestées et en dernier recours, l’utilisation d’insecticides à risque réduit. Ces options sont souvent plus efficaces lorsqu’elles sont appliquées en combinaison dans une stratégie globale de lutte intégrée.

Seuls 6 cas sur 130 sans alternative

Betteraves

L’utilisation de semences de betterave traitées aux néonicotinoïdes permet aux agriculteurs de ne pas vérifier les attaques d’insectes pendant plusieurs mois. C’est pourquoi certains agriculteurs considèrent ce type de pesticides comme une « solution de confort ». La mise en œuvre de recommandations simples permet pourtant de ne pas utiliser de néonicotinoïdes tout en contrôlant les principales attaques de ravageurs. Comme toujours en agriculture, cette réalité est à nuancer en fonction du terroir et de la pression des ravageurs spécifique à l’exploitation.

betterave2

Contre les pucerons :

-Ne pas semer trop tôt

-Ne pas semer dans une terre froide

-Favoriser une croissance rapide des betteraves

-Du fait du développement en foyer, les dégâts des pucerons sur le rendement des betteraves sont localisés et souvent limités.
– Observer la culture et utiliser, si nécessaire, une pyréthrine simple
-La régulation des pucerons se fait généralement naturellement s’il y a un minimum de biodiversité (syrphes, coccinelles, chrysope),condition incompatible avec l’usage des néonicotinoïdes. Les pertes éventuelles seront compensées par l’économie réalisée par l’achat de semences sans néonicotinoïdes.

Contre le taupin :

– Effectuer un travail du sol superficiel pour perturber son cycle de développement en remontant les larves en surface et ainsi les dessècher.
– Des fertilisants naturels peuvent être utilisés pour lutter indirectement contre les insectes du sol, comme le tourteau de ricin (propriétés insecticides et nématicides).

D’après un document publié par l’Anses, dans 89% des cas étudiés, les solutions de remplacement aux néonicotinoïdes se fondent sur l’emploi d’autres substances actives, notamment des pyréthrinoïdes. Mais en revanche, l’étude détermine que dans 78% des cas analysés, au moins une solution alternative non chimique existe.

Cette vidéo a été financée par :

Cette vidéo a été réalisée par :

Fichier 1@4x

Agroforesterie : l’arbre source de fertilité

Agroforesterie : l’arbre source de fertilité from Miamedia TV on Vimeo.

L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle agricole. Ces pratiques permettent une meilleure fertilité des sols, notamment par sa capacité à stocker en continu le carbone nécessaire aux cultures et à favoriser la présence de micro-organismes, véritables artisans de la fertilité des sols.

Valoriser la recherche en agriculture biologique

Valoriser la recherche en agriculture biologique from Miamedia TV on Vimeo.

Une information que personne ne reçoit. C’est une perte d’énergie, de temps, et d’argent. Alors comment éviter que les résultats de recherche ne finissent dans les cartons ?

La technique des vignes semi-larges

La technique des vignes semi-larges – vidéo réalisée par miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Érosion des sols, pollution de l’eau, bioagresseurs, la viticulture est aux premières lignes des enjeux environnementaux modernes. Comment lutter  grâce à la technique des vignes semi-larges.

La place de la pluridisciplinarité dans Ecophyto

Ecophyto 9 – vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

Les EPL impliqués dan le plan Ecophyto (Action 16) ont fait évoluer leurs pratiques pédagogiques vers une plus grande pluridisciplinarité.

L’agro-écologie à la Bergerie nationale

Engagée depuis plusieurs années dans une démarche de développement durable, l’exploitation agricole de la Bergerie nationale respecte aujourd’hui les principes de l’agroécologie dont les orientations reposent sur l’autonomie de son système d’exploitation basée sur la complémentarité entre les cultures et les élevages. Ce film vous fait découvrir les implications agro-écologiques sur les pratiques culturales et les conduites d’élevages de la ferme de la Bergerie. et les élevages.

L’évaluation pédagogique dans le cadre de l’action 16

Ecophyto 3 – vidéo réalisée par Miamedia from Miamedia TV on Vimeo.

 

Dans les lycées agricoles impliqués dans le plan Ecophyto, les étudiants sont mis en situation de « faire ». Ils sont partie prenante des choix réalisés sur l’exploitation agricole de l’EPL.

L’écologie chimique, Kesako ?

 

L’écologie et la chimie ne font a priori pas bon ménage. Une science ose pourtant associer les deux termes : l’écologie chimique. Elle s’intéresse aux messages chimiques qui régissent les relations entre les individus d’une ou de plusieurs espèces, animales ou végétales. L’application la plus connue en grandes cultures concerne l’utilisation de phéromones sexuelles des femelles de Lépidoptères pour piéger des insectes mâles (notamment sur pyrale du maïs).

Des repères olfactifs produits par les cultures

Le pouvoir des odeurs vaut aussi entre une plante et un insecte. Ce dernier ne colonise pas une parcelle sans y avoir été attiré par une odeur, surtout s’il est monophage. C’est par exemple le cas de fleurs qui diffusent certains composés pour attirer les insectes pollinisateurs. Ce ne sont pas des phéromones, qui servent d’intermédiaires entre individus de la même espèce, mais des médiateurs inter-espèces. Ces odeurs ou « messages chimiques » servent généralement à la reconnaissance de plante-hôte. A terme, ces substances pourraient être reproduites et pulvérisées au champ pour du piégeage de masse ou amener de la confusion chez les ravageurs. Elles pourraient également servir en sélection : pourquoi ne pas s’intéresser préférentiellement aux plantes qui n’émettent pas, ou peu, ces substances et peuvent esquiver les attaques ?

C’est tout le sens des travaux conduits au laboratoire de l’INRA de Versailles : comprendre les comportements des insectes, identifier précisément les substances produites par les plantes et les proportions des mélanges efficaces pour les reproduire à l’échelle industrielle, et développer des diffuseurs dans lesquels les messages chimiques sont stables dans le temps.

 

L’objectif de l’écologie chimique est de manipuler le comportement des insectes pour les empêcher de se reproduire ou de reconnaître leur plante-hôte.

Comment décoder le message attractif ?

Le décodage d’un message olfactif attractif pour un insecte donné passe par trois étapes successives.

Il s’agit dans un premier temps de collecter les « odeurs » diffusées par les plantes. Une odeur est généralement un mélange de composés organiques volatils dont la concentration de chacun est déterminante. Pour cette collecte, des fibres de résine ayant une très grande affinité avec ce type de composés sont placées sur les fleurs, les feuilles, les tiges voire les racines des plantes. La difficulté réside dans le fait que les messages chimiques sont parfois produits dans de très faibles quantités, de l’ordre du nanogramme (10-9 g). Heureusement, les spectromètres de masse couplés à la chromatographie en phase gazeuse permettent aujourd’hui de décomposer les  constituants d’une odeur. Ils donnent en quelque sorte une « empreinte digitale » des messages chimiques émis par les plantes.

Dans une seconde phase, la perception par les insectes de chaque composé collecté est mesurée par électroantennographie (EAG). Cette technique consiste à mesurer la réponse des organes sensoriels que sont les antennes en y connectant des électrodes. Lorsqu’un signal nerveux provoque une dépolarisation, c’est que l’insecte perçoit le composé auquel il est soumis. Plus la dépolarisation est importante, meilleure est la perception. Les composés qui sont les mieux perçus deviennent des substances candidates testées sur le comportement des insectes lors de la dernière étape.

Il s’agit alors de déterminer si l’odeur perçue par l’insecte est attractive ou répulsive. Ce type d’expérimentations se déroule dans des « tunnels de vols » ou des tubes en Y : des individus mâles et femelles, placés à une extrémité, sont lâchés alors qu’une odeur simple ou composée est diffusée par ventilation à l’autre extrémité de l’appareil. Le comportement des insectes, qui restent immobiles ou se déplacent vers le diffuseur, renseigne sur l’attractivité du message chimique proposé.

ARVALIS – Institut du végétal et l’Inra ont initié des travaux sur la pyrale du maïs et la bruche de la féverole afin d’explorer les perspectives offertes par ces nouvelles méthodes de lutte.